Cette semaine à l’hôpital, nous n’étions que 2 pour couvrir l’étage en endocrino… Le patron, et moi l’externe-qui-connait-pas-grand-chose. En comparaison, la semaine d’avant, il y avait le patron, la résidente 4, l’externe 2 et moi…
Faque on a goalé pas mal. Croyez moi si je vous dit que l’enseignement est rentré de force ! hihihi
Heureusement, je vous l’ai déjà mentionné, le Patron-saveur-de-la-semaine est fort agréable à travailler avec. Au moins, il se donne la peine de passer à travers le dossier en disant ce qu’il fait. Je dis “au moins”, mais je devrais pas avoir à dire ca… c’est le minimum auquel on devrait s’attendre !
Après avoir démontré que j’étais capable de faire une histoire de cas tout-à-fait complète (et un peu full téteuse qui prend vraiment beaucoup de temps) comme les externes savent si bien le faire, mon patron m’a donné “la permission” d’aller un peu plus vite… Jeudi midi, alors qu’il m’envoie faire une consult à l’urgence :
[Patron-cool] - Va diner, fait ta consult, et rappelle moi dans, disons… 1h ?
Alors qu’on s’entend, faire ma consult et rédiger ma note me prend encore sérieusement plus d’une heure
[Marie - un peu trop enthousiaste] -
Disons… 1h15. Ca va me permettre de passer à la café, ramasser mon lunch et je vais le manger en faisant mon entrevue, hahaha. Ils ont dit que c’était un patient diabétique ou pas ? Ca va influencer mon choix de dessert…
Finalement, on s’est entendu que “j’allais faire de mon mieux”, hehe. Ca faisait drolement du bien de pouvoir blaguer avec le patron !!
********************
Et à 3 occasions cette semaine, j’ai croisé des cas de psy. Je vous dis pas la tentation de pouvoir prendre 1h d’entrevue (sans examen physique !!!) pour voir ce qui se passe avec eux, plutôt que de baragouiner qqch de poche du genre “je viens pour votre diabète, le psy va venir tout à l’heure”…
C’est que la personne est visiblement triste… et pas juste de son diabète ! Kess qu’il s’en sacre de ses médicaments actuellement ! J’me suis quand même trouvée pas mal pas pire pour le mobiliser (j’étais fière de moi ! hihi) et lui faire accepter mes questions. D’valeur que Patron-de-la-semaine-d’avant ait pas été là : ca aurait été une leçon pour lui ! pfff
J’ai eu une première bonnefemme qui était pas tout à fait d’accord avec ce que je lui offrais comme traitement (quelque chose de super basique
). Faque elle s’est mise à m’engueuler :
[Bonnefemme - parle comme si elle avait 4 ans] - J’veux pas les prendre les médicaments, j’veux puuuuuuu ! Les médecins connaissent rien, c’est tous des incompétents, toute la gang. Pis t’es qui toé ? Étudiante en médecine ! T’es n’importe quoi, tu sais rien, tu connais rien a rien ! T’es une incompétente ! J’vais pas prendre mes médicameeeeeeeeents !
(un cas de psy aussi… *tousse*)
J’étais tellement :O que j’ai pas su quoi dire, lol. Alors je souriais bêtement devant la dame pendant qu’elle faisait sa “crise”, je l’ai laissé m’insulter dans ma face, puis quand elle a eu fini, je suis partie.
Mes expériences d’insultage de même, ca date de mon époque de superviseur en centre d’appel (et généralement, les clients étaient moins cinglants, lol). Mais qu’on se fasse personnellement insulter était la seule raison qu’on avait de raccrocher au client !
Alors pendant que ma charmante patiente passait sa bulle, tout ce à quoi je pensais, c’était :
“merde, je peux pas raccrocher et me débarrasser d’elle !… d’autant plus qu’ici, je dois lui faire comprendre (autant que faire se peut…) que le traitement est bon pour elle et qu’elle l’accepte.”
Alors je me suis sauvée ! Et même si je me suis dit qu’elle pourrait bien croire qu’elle venait de gagner… sa victoire n’a été que de courte durée. Parce que je suis revenu avec le Patron, qui lui, ne lui a pas laissé placé un mot.
C’est ca l’expérience…
Reste que ça n’a pas pris de temps après l’évènement pour que je pense à 2-3 trucs que j’aurais pu respectueusement lui répartir à la dame… Je ne me ferai pas prendre une 2e fois ! hahaha
Vous lui auriez dit quoi vous, à ma place ? ![]()



8 comments
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octobre 28, 2007 à 8:56
Valérie-Ann
” Calmez vous, Madame. Vous voyez, c’est à ÇA qu’ils servent, vos médicaments… ”
Est-ce que c’est trop baveux?
octobre 28, 2007 à 9:15
Joa
Valérie-Ann, j’voudrais pas te croiser à l’hôpital…
octobre 28, 2007 à 9:25
Marie
Ahahaha…
First, non, les médicaments que je lui proposais servaient pas à ca
Second, oui, c’est trop baveux à dire ! Mais des fois, on peut pas tout à fait s’empêcher de le penser…
octobre 28, 2007 à 11:18
Clépétar
«Je reviendrai quand vous serez calmée m’dame»
Aucune efficacité, mais ça te sauve le charabia d’insultes!
octobre 28, 2007 à 2:53
La Fêlée
Les formations en prévention de crise te conseillent l’empathie; Je comprends votre colère. Le reflet; j’entends que vous me dites que vous êtes fâchée. Et pleins d’autres du genre…
En fait, on a envie de dire TA GUEULE, mais c’est mal, j’en convient.
octobre 29, 2007 à 11:01
bettyloo
tu vois, c’est là que je me rends compte que ma médecine n’aurait pas servi à grand chose loll (car oui oui je voulais être médecin moi aussi, mais j’ai compris trop tard et j’étais nulle en math… en tk)
Moi je lui aurais répondu que si elle préférait mourir aveugle et amputée que c’était son choix lollll
Je ne crois pas que ça soit approprié hein
octobre 30, 2007 à 8:31
Bob
Hum… y’a le vieux truc de OH NON!!! Ma pagette sonnne (tousse)….
Ca peut aussi se faire avec un complice avisé…. Appelle-moi pour les détails et autres stratégies!!
novembre 1, 2007 à 7:18
Marie
Hein, hein, hein ! J’pense que vous comprenez la nuance entre ce que j’ai vraiment envie de lui dire et ce que je dois lui dire pour être une bonne wannabe docteur responsable ! lol
Rendu à l’hopital, je deviens une grande fille sage… une chance que j’ai mon blog pour ventiler ! ouf !