Je déteste passer pour une nunuche.  Quand on est jeunes et que ce sont toutes les filles cutes mais nunuches qui pognent tous les gars, on se dit que, merde, nous aussi on est capable d’enrouler une mèche autour de notre doigt en disant “oh, ce qu’il est gros” (en parlant d’un… euh… biceps, par exemple…)

Mais avec le temps, on se rend compte qu’on est peut-être pas “the cutest tool in the shed”, mais définitivement dans les plus aiguisés…  Et on l’apprécie.

Quand je rentre dans un Reno, je n’ai pas honte du fait que je “talk the talk” ou quand on parle d’auto, je suis capable de m’y intéresser pour autre chose que la couleur, et si vous voulez parler de Kant… je trouverai toujours un moyen de vous faire croire que je connais tout de lui.

Hier, toute fière, je m’en vais m’acheter une brouette chez Canadian Tire.  Ça vient en trois morceaux : Les bras qui ont l’air des rames, la cuve, qui a l’air d’une baignoire en tôle, et la tite-boîte qui contient le nécessaire pour assembler le tout (et la roue… of course).

Je me fie sur mes expérience de Jenga pour faire tenir le tout dans mon panier, mais, vibration et nids de poule du parking n’aidant pas, la cuve a balancé par dessus bord pour finir devant une camionnette qui a freiné… disons… de justesse…

J’ai pris une mèche entre mes doigts, je l’ai tourné, tout comme mon pied par terre et :

[Catrou - rire niaiseux] - hon… dis donc, je suis un danger public moi… hihihi

Ça a très bien passé.