Tel que promis : TR – the details

Ca fait un ti boutt que je vous avais promis les détails des aventures de mon premier TR. Chose promise chose due ! Si ca a prit autant de temps, c’est que j’avais l’intention d’illustrer certains de mes propos, et que le processus d’illustration demande toujours une certaine illumination. Voilà l’illumination reçue et mise sur papier, passons donc au récit.

C’était par un beau jeudi ensoleillé de novembre…
Je vous ai déjà raconté que notre premier toucher rectal se fait sur mannequin. On pourrait pratiquement appeller ça ni plus ni moins des « fesses de table ». Voici de quoi ca a l’air :

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Remarquez l’élégance de l’anus béant… Les fesses étant faites de plastique dur, évidemment, nous n’avons pas le luxe du sphincter anal dynamique. Ca lui donne un air invitant, vous trouvez pas ?

Le mannequin a l’avantage sur l’être humain d’avoir des prostates interchangeables et de nous faire voir et/ou toucher (plusieurs étudiants à la fois sans douleur !) plusieurs pathologies palpables lors du fameux TR.

Alors notre monitrice arrive avec « cela » et l’installe l’homme-fesse nonchalament sur notre table de travail. Les fesses nous regardent

Ceux qui me connaissent savent à quel point j’attendais le moment de mon premier TR avec une certaine… appréhension. Bon, aujourd’hui, il ne s’agissait que d’un pâle exercice comparé à un authentique postérieur d’inconnu. Certains évitent de croiser le regard avec lesdites fesses, moi je ne peux m’empêcher de faire la nouille pour détendre l’athmosphère. Je lâche un « Ciel ! Mes premières fesses ! » comme si j’avais jamais vu ca de ma vie… Je ne pourrais dire si c’est pour masquer un certain inconfort personnel, reste que la situation est comique.

 

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Étant la plus âgée du groupe, je tente de me contrôler pour pas avoir l’air dégénéré. Ca me prend tout mon petit change pour pas pouffer de rire quand la monitrice, qui décide de sortir la prostate pour nous la montrer, tient le mannequin carrement par les couilles pour tirer – parce qu’évidemment, tout le monde sait que c’est la meilleure place pour tenir un homme…

Ceci dit, nous voilà donc tous à passer un après l’autre, à présenter nos respects aux fesses de tables, selon un protocole bien établi. Nous récitons une après l’autre les étapes apprises par coeur « Je pose l’index sur la marge antérieur de l’anus, j’avertis le patient : «maintenant, je vais insérer mon index», je vérifie le tonus du sphincter » etc. Mon tour arrivé, je ne peux m’empêcher d’y aller d’un très sérieux « Penchez-vous » classique à ce derrière qui n’a jamais connu autre chose…

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 Alors que nous avions tous tâté la prostate normale, il était temps de passer à la prostate malade. Allions-nous y retrouver une masse ou allait-elle être simplement hyperplasiée ? Et cette fois, pas question de tricher et de regarder avant : on allait avoir que notre doigt pour trouver ! Résultat : personne ne trouve rien… Je pousse à nouveau ma chance, je donne mon 110%, je patine, vais chercher la rondelle ds les coins… rien à faire. Sauf que je réalise qu’il y a 5 minutes, alors que j’avais quelques malaises à insérer un doigt vers l’inconnu, j’étais maintenant bien implantée sans gêne aucune dans cet anus artificiel, bien appuyée sur le patient de surcroit, dans une recherche tant énergique que déterminée !

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En fait, j’étais tellement concentrée dans cette recherche à l’aveugle forcée dans un orifice coriace que je me suis vraiment décrenché le doigt ! Mais ca a pas battu mon collegue qui est resté la jointure pognée dedans, une fois le lubrifiant évaporé, lors de cette recherche interminable… Heureusement que c’est des choses qui n’arrivent pas pour de vrai, avec les vrais patients !

Voilà, c’est fait ! Can’t wait for the real thing ! do I ?!

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2 Réponses

  1. Heille ! Je les reconnais ces fesses ! Elles ressemblent à celle d’un gars que j’ai fréquenté en octobre 2002. Il n’a jamais voulu me dire ce qu’il faisait dans la vie, mais je viens de comprendre d’où venait tout ce silicone dans ses bobettes : Il était mannequin d’homme fesses. Eh bien. Moi qui ai toujours été embêtée par son anus dévisageur… BAD NAKED !

  2. Un beau jeudi ensoleillé de Novembre que tu dis.

    J’espère que tes doigts sont longs et effilés. Me semble que c’est moins invasif. D’un point de vue masculin bien entendue. Mon médecin est une femme et la seule fois que j’ai eu droit au toucher rectale je peu te dire que je n’était pas très confortable. Puis je me suis dis, « bon elle en a vue d’autres » et puis je me suis dis, « mais pas moi ». Mais bon, devant un médecin il y a cette espeèce de soumission comme si nous étions devant dieu le père.
    Ou dieu là mère?
    Bonne journée.

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