Les 2 Marie…

Depuis le retour en classe de janvier, nous étudions Digestion/Nutrition. D’ailleurs, notre examen final est ce vendredi et tout le monde a peur… (ca nous fait vivre les effets du stress sur les intestins, justement)

Toujours dans le même café que le gars cute de l’autre jour, la nouvelle serveuse était toute sympatique à ma cause, à me voir jour après jour débarquer avec mon énorme livre de référence, le très chic (et très lourd) Harrison’s Principles of Internal Medecine. Ce samedi, nous avons finalement fait plus ample connaissance. Vous l’aurez deviné, elle s’appelle aussi Marie… Elle fait sa maîtrise aux HEC.

[Moi] – J’ai fait une session au HEC aussi, au MBA. On a surement des profs en commun… Y’en avait un qui était vraiment cute là, c’était quoi son nom déjà…
[L’autre] – Laurent Simon ?
Même pas d’hésitation… Elle l’a eu du premier coup !!
[Moi] – Hahaha ! Oui, exactement ! Mium, quel mec… Ben, il était super cool comme prof aussi là… hihihihi
[L’autre] – Hahaha ! En fait, c’est aussi mon directeur de maîtrise !
[Moi] – No way ! Hiiiiiiiiiiiiiiiiiii !! Laurent Simon !!

…un mec super cultivé, vraiment bon pédagogue, drôle. Et le style : même pas besoin d’en parler ! Ce prof, c’est l’équivalent du Dr Latulippe mais aux HEC… c’est tout dire ! Et avec un p’tit look de bad ass en plus… hiiiiiiiiiiihihihiiihiihihi ! J’ai trouvé ceci pour vous mesdames :

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Comment j’ai laissé tomber le gars cute du café

J’étudie souvent au café. Différents cafés, selon l’humeur et la géographie. Sinon, si je reste chez moi, je dors, je cuisine… je blogue ! Je procrastine, quoi.

Quand je suis au café tout près de chez moi, y’a ce gars cute qui s’assoit souvent à côté de moi. On ne s’est jamais parlé. Il s’assoit, lit ce qui ressemble à un roman, prend quelques notes, en buvant à petites gorgées un double expresso. On ne se regarde pas vraiment, ou peut être indirectement : je regarde son livre, il regarde le miens… Il a l’air gêné à mort, je trouve ça adorable. Je suis gênée à mort, je me trouve vraiment nouille.

Il reste peut être une heure, il quitte donc toujours avant moi. Lorsqu’il quitte, il enfile nonchalamment son manteau, sa tuque, son foulard, ses gants. Moi, je fais semblant de l’ignorer, je feins d’être absorbée dans mes sérieuses lectures. C’est ça le jeu.

Enfin, lorsqu’il quitte et passe devant ma table, je le regarde, il me regarde, il me sourit, je lui souris, et il quitte. La fois suivante, ça recommence. C’est ça le jeu…

Marie is back on the dating scene… or is she ?
C’est difficile de se plaindre d’être une vieille célibataire décrépite et ridée de 30 ans si on ne fait rien pour corriger la situation. Évidemment, puisque ce n’est pas dans ma classe peuplée majoritairement de filles et parsemée de quelques garçons âgés de 21 ans que je trouverai l’âme soeur, il est nécessaire de prendre les grands moyens pour rencontrer d’autres mâles intéressants ! Pour cela, je crois tout à fait aux vertus de sites de rencontre comme réseau contact plutôt que de remettre mon avenir matrimonial entre les bonnes mains du destin qui, avouons-le, aurait récemment oublié de me faire trébucher (ou vice-versa) sur un quelconque prospect d’intérêt…

So. La semaine dernière, j’ai eu droit à la date la plus cool de toute ma vie. Honnêtement. Je vous en parlerais dans les plus infimes détails si ce n’était pas que, finalement, ça ne me mène nul part… Mais bon, pendant un bout, je croyais pouvoir en tirer quelque chose, alors…

Ce mercredi, je suis au café, je lis. J’ai vraiment la tête ailleurs et je me fais chier. Alors je range tous mes livre et je me force à terminer ma salade pour partir… quand le gars cute arrive et s’assoit a côté de moi, avec son livre, ses notes, son café. The same old routine. Our routine.

– Mais cette fois-ci, My Love, toi et moi, c’est terminé…

Alors je ressors un texte explicitement non inspirant, avec le titre en gros en haut de la page : Colonoscopy in colorectal-cancer screening pour le survoler.

Je lis un texte qui parle d’anus, tu vois bien que je ne suis pas une fille pour toi…

Cette fois-ci, c’est moi qui quitte en premier. Je termine ma salade. Je range mon texte. J’enfile nonchalamment mon manteau, mon foulard, mes gants. Lui, fait semblant de m’ignorer, feint d’être absorbé dans la prise de ses très importantes notes.

Enfin, lorsque je quitte et passe près de sa table, je peux le voir lever la tête pour me regarder, pour me sourire ? Je ne saurais dire, je n’ai pas regardé. Je n’ai pas pu. Je n’ai pas joué le jeu. Et bizarrement, j’ai eu cette impression d’avoir laissé tomber le gars cute du café…

Il était une fois deux nouilles…

Mireille et Marie se retrouvent au café après leur journée respective à l’hosto. Une journée d’apprentissage bien ordinaire pour Marie. Mireille, elle, a appris à faire son premier examen gynécologique.

[Marie] – Pis ! Comment t’as trouvé ta première noune ?!

En fait, je voulais pas vraiment savoir, je voulais juste poser la question de cette très inélégante manière…

[Mireille] – C’était vraiment bien fait !
[Marie – moment d’hésitation] – pardon ?
[Mireille] – J’veux dire : l’organisation, pas la noune, hahaha ! C’était vraiment bien pensé pour qu’on se sente vraiment à l’aise.
[Marie] – Great ! Can’t wait ! Moi j’ai eu un patient qui n’avait pas de nombril.
[Mireille – surprise] – Ca se peut ca ?!
[Marie] – Hehe. Deux options… Ou ca vient des multiples chirurgies abdominales qu’il a reçues, et pendant l’une d’entre elles, en refermant, ils ont du enlever le nombril… ou c’est Adam, et vu qu’il n’a pas de mère, il n’a pas eu besoin du cordon ombilical, et donc pas de nombril !
[Mireille] – Effectivement. Tu lui a demandé s’il était Adam, pour vérifier ?
[Marie] – Nan… je fais pas ce genre de joke là avec les patients… on sait jamais, ca peut toujours toucher une corde sensible, et c’est délicat !
[Mireille] – Ouais, c’est vrai, vu de même.

Nous fixons toutes les deux l’horizon, profondément dans nos pensées…

[Mireille] – Peut être qu’il faisait une collection de mousse de nombril depuis des années et qu’il a du arrêter après…
[Marie] – Tu t’imagines ce qu’elle vaut, sa collection, asteur qu’il peut pu continuer ?
[Mireille] – Woa, une fortune !

À nouveau, quelques instants les yeux tournés vers l’horizon…

[Mireille] – Chez nous, on a pensé mettre la moustache de mon père sur e-bay. Tu imagines, une moustache de 35 ans d’âge ! C’est quasiment une antiquité !
[Marie] – Fascinant !