Médecines alternatives… Protègez-vous !

Vous aviez déjà lancé le sujet alors que je vous parlais de mes migraines lors d’un billet précédent, voilà que j’ai fait la découverte de ceci chez… mon tout nouveau acuponcteur !

Protégez-vous a lancé le mois dernier un guide dédié aux médecines douces !  Qui vend du miracle ? Qui donne dans le charlatanerie ?! Qu’est-ce qui risque d’être le meilleur remède à vos maux ? Vos trouverez probablement les réponses là !  C’est une bonne nouvelle, pour les gens qui cherchent à en savoir un peu plus sur ce spaghetti que peut être les médecines dites alternatives…

Je vous surprendrai peut-être en vous disant qu’on fait un peu de place à l’enseignement des médecines alternatives dans nos cours de « docteurs ».  Du moins, on nous familiarise avec la chose. Après tout, c’est de plus en plus populaire : croire que ca n’existe pas serait jouer à l’autruche ! Mais ca ne fait pas de nous des experts… Et on doit garder un minimum de médecine « basée sur la science et les évidences » (qui même si ce n’est pas une méthode parfaite car on peut parfois jouer avec les chiffres, est quand même mieux que « basée sur rien »). C’est donc un outil intéressant même pour moi ! Car ils rapportent si les différentes « médecines » ont fait leur preuves ou pas.

Alors que la médecine traditionnelle est pas très hot quand il est temps de gérer les douleurs chroniques (ben quoi, on se le cache  pas !), il y a quelques « alternatives » intéressantes.  C’est là d’ailleurs que j’ai confirmé que l’acuponcture avait fait ses preuves pour les migraines, alors que l’ostéopathe avait davantage de forces avec les douleurs d’origine musculosquelettique (parfait pour les maux de dos !).  Pour ne nommer que ceuze-là…

Maintenant, j’en suis qu’à mon 3e traitement, donc les résultats sont à suivre…

Bonne lecture !

PS : Médecine « alternative » ne veut pas dire « alternative à la médecine traditionnelle ». On devrait plutôt lire « Médecine complémentaire » bleh !

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L’oeuf ou la poule ?

Ouin.

Sachant que j’ai beaucoup de plaisir à bloguer, on pourrait croire que je suis, soit décédée, soit que j’ai vraiment (mais alors là, vraiment) pas le temps de m’assoir devant mon ordi pour vous pondre quelque chose.

NI répondre à vos questions… ce qui est encore moins acceptable.

(D’autant plus que je déteste les blogueurs qui font juste des billet d’excuses.)

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Quand on travaille de 55 à 70 heures par semaine, il faut une machine bien huilée pour garder le rythme et tenir le coup.

La résidence en med fam est exigente. Je le sais, on le sait. On s’en parle, on se motive. J’ai vu des collègues partir en maladie, à plus d’une reprise.  Ca fait chier. Pour eux d’abord. Et ensuite pour nous, parce qu’on se ramasse avec plus de travail, alors qu’on en a déjà assez, osti.

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Je suis rentrée en médecine en faisant des migraines. Elles sont devenues de plus en plus fréquentes avec mes années d’étude.  Même quotidiennes, à une période.

Les médicaments utilisés pour gérer mes migraines se sont aussi accumulés, avec le temps, dans l’espoir de les maîtriser.  Avec des résultats mitigés… mais aussi des effets secondaires.  Une chose était certaine, une fois la résidence arrivée, mon horaire me donnait peu de temps pour les migraines, et pour les effets secondaires…

Et le stress, devait-il augmenter les migraines, ou mes migraines devaient-elles me causer davantage de stress ?  J’aurais l’impression que tout résident de médecine était exposé à une quantité non négligeable de stress… Et j’avais déjà eu des situations plus stressantes sans faire de migraine ?!?

Le fait étant que, l’oeuf ou la poule, les 2 sont cuits. Mes migraines, pour le moment, ont gagné : je dois prendre un break pour changer de plan d’attaque…

Ca va rallonger ma résidence d’autant de temps.  Mais avec l’espoir que je vais être en mesure de finir ma résidence avec toute ma tête, qui ne me fait pas souffrir tout le temps !

Désolée pour mes collègue qui se ramasse avec ma marde pour un temps 😦

La pilule en continu – les réponses

Tout d’abord, merci de vos nombreuses réponses au billet précédent ! C’était fort instructif d’avoir votre avis… Je vais pouvoir utiliser ca pour mieux servir mes patientes 🙂

AVERTISSEMENT : bien que ce billet se veut de l’information à saveur scientifique, elle demeure de la vulgarisation, ne m’en tenez pas rigueur. Et jamais, au grand jamais, cela ne remplacera une consultation avec votre médecin ! Ne faites pas de changement à votre prescription actuelle sans en parler d’abord à votre médecin, SVP !

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Tout d’abord, ceci ne s’adresse qu’aux femmes mariées. Parce qu’évidemment, pas de sexe avant le mariage. Right ? hehehe

Maintenant, voici en gros les conclusions de ma recherche :

Tout d’abord, il faut comprendre que la « femme moderne » – comparons nous à nos prédécesseures, lol – compte beaucoup plus d’épisodes menstruels que ses ancêtres féminins : parce qu’elle vit plus longtemps, et qu’elle fait autre chose qu’être enceinte.

Et il faut savoir que le cycle menstruel de la femme peut tout à fait varier de 21 à 35 jours. Quand les monsieur (oui, lire MONSIEUR) qui ont fabriqué/ingénieuré la pilule ont réfléchi à tout ca, ils ont tout d’abord pensé faire un cycle avec un nombre divisible par 7, qui fonctionnait aux semaines (logique : à débuter toujours le même jour de la semaine, et menstruée toujours le même jour de la semaine). Et leur réflexion a été :

21 jours : trop souvent/menstruations aux 3 semaines !!
35 jours : viennent pas assez souvent à la pharmacie pour acheter d’autres choses (!)
28 jours : parfait !

Voyez que c’était des hommes. Et des hommes d’affaires. On était après tout dans les années 50.  Et cette décision n’était pas du tout (comme dans pas pentoute, niet, nada) basée sur des prétentions biologiques/médicales. Et donc, ils se sont même pas penché sur l’idée de peut être sauter des menstruation ?!

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Définissons d’abord la pilule en continu. C’est, en gros, rabouter un après l’autre les paquets de « pilules actives-avec-des-hormones-dedans » et espacer le moment de prise de « pilule de sucre » qui nous fait menstruer.

Vous saviez que c’était les tites pilules de sucre qui vous faisait menstruer right ?

Quoi ? J’entends quelqu’un dire qu’en réalité, il s’agit d’un saignement de retrait ? Que c’est pas les pilules de sucre qui font menstruer, mais le fait d’arrêter les pilules d’hormone ?

Un saignement de quoi anyway ?!

Bon, on recule un peu, et je vous explique comment ca fonctionne, la pilule 🙂

Les girls, je vous présente votre endomètre :

L’endomètre est le petit tapis-qui-tapisse l’intérieur de l’utérus. À tous les mois, avec le cycle d’hormone qui nous rend si célèbre auprès des hommes (mais qui est assez complexe quand c’est le temps de l’étudier, alors je vous en fais grâce), ce petit tapis pousse gracieusement, dans l’espoir de recevoir, avant la fin du mois, un ovule fécondé.  Ce petit tapis, une fois devenu grand, sera riche en vaisseaux sanguin, prêt à nourrir la bête le futur bébé. Voici donc l’image très réaliste de l’ovule fécondé et déjà divisé dans son lit d’endomètre poussé :

Évidemment, si tout ce beau p’tit tapis nutritif n’est pas utilisé d’ici la fin du mois, et parce que le corps de la femme, à ce moment là, diminue drastiquement la quantité d’hormone produite (des détails qui vous intéressent pas) ces gigantesques structures (du point de vue moléculaire, on s’entend), se désagrègent et il y a MENSTRUATION ! TAM-TAM-TAM !

La pilule que nous utilisons est généralement constituée de 2 hormones : de l’estrogène, et une sorte de progestérone (chaque marque à sa sorte).  Alors qu’avec le cycle normal de la femme, ses propres niveau d’hormone (estrogène et progestérone) produit par son corps à elle jouent à la montagne russe, la pilule sert à garder une moyenne pareille pendant tout le mois.  Ce qui change certaines choses qui nous intéressent :

A) En normalisant le cycle, la pilule empêche les ovules de maturer et… ben, d’ovuler. Difficile de concevoir si ya pas d’ovule.

B) En normalisant le cycle, la pilule empêche l’endomètre de proliférer joyeusement.  Voire même, elle garde l’endomètre plutôt ras-l’utérus. Et donc, même si la femme avait une ovulation (1- par oubli de pilule 2- parce meme si on la prend parfaitement, c pas parfait) l’ovule fécondé, une fois arrivé dans l’utérus, a pas mal moins de chance de s’installer (comme on dit en politique, les conditions sont pas gagnantes)

C) Finalement, en normalisant le cycle, la pilule change la consistance du mucus à l’intérieur du col (le col étant l’entrée de l’utérus), ce qui rend le passage des spermatozoides pas mal plus tuff (sorry guys) (la prochaine photo est comme une image de col dans le fond d’un vagin. Oui, ca a l’air de ca. Sauf qu’en réalité, on verrait pas les spermatozoides, tsé)

Ah ! Je vous entends toutes crier, avec raison… « Mais, Dre Marie… Si l’endomètre pousse pas, de comment cé que je menstrue ! » Maudit, ya rien à votre épreuve !

C’est justement le concept de « saignement de retrait ». Vous avez lu plus haut que l’utérus pense à menstruer le jour ou il ne recoit plus d’hormone sur une base régulière. C’est comme ca que ca se passe avec votre corps « normalement ».  C’est la même chose avec la pilule, en fait. Le jour où l’utérus ne recoit plus sa « dose » il réalise : « quoi, c’est à mon tour là ?! » et on a nos règles, endomètre poussé ou pas. C’est pour ca qu’on a nos menstruations quand on manque plusieurs pilules de suite !

Mais demandez moi pas pourquoi on saigne à peu près la même quantité, je sais pas trop d’où l’utérus nous sort ca 🙂

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Donc, maintenant qu’on sait ca, on s’inquiète pu d’accumuler plein de sang dans son utérus si on saute des menstruation, right ?

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Maintenant, êtes vous scandalisées d’apprendre qu’avec les mêmes hormones que votre corps utilise, mais pris avec des doses constantes plutôt qu’avec des doses variables, vous simulez votre « cycle normal » et vos menstruations depuis toutes ces années ? Et oui, on joue un peu avec la nature… A little white lie qu’on fait à notre corps !

Mais encore une fois, la question se pose : pourquoi 28 jours ?! … et pas 63 ?

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On a commencé à utiliser la « pilule en continu » pour les femmes qui avait ben du trouble avec leur menstruation, et donc, ca faisait ben du sens de vouloir en avoir moins : endométriose, douleurs menstruelles sévères, et même SPM grave ! Parce qu’on était pas mal sur qu’on allait leur faire plus de bien que de mal, on était pas trop inquiet ;P

Mais on s’est rapidement rendu compte qu’on leur faisait pas de mal pentoute ! Alors certaines femmes ont voulu sauter des menstruations aussi, juste pour le plaisir de le faire !

En 2003 est sorti aux States le premier contraceptif spécialement fait pour n’avoir que 4 menstruations par année (Seasonale) ! Il est même au Canada depuis janvier 2009.  Aux States, ils sont même rendus avec une pilule pour pu-de-menstruation-pentoute :S

Mais un problème avec la pilule tout court, qui devient plus fréquent avec la pilule en continu, c’est le spotting.  Ce qui arrive, en fait (maintenant que vous êtes tous des pros de l’endomètre), c’est que l’endomètre devient un tout petit peu trop « mince », et que ces petits vaisseaux sanguins peuvent être irrités et saigner.

Foncièrement, c’est pas grave. C’est juste fucking embêtant !  Quand on utilise un pilule avec un cycle standard, le move classique va être d’utiliser une pilule avec une dose d’estrogène un peu plus élevée (des détails de docteur anyway).

Mais avec la pilule en continu, on finira toujours par avoir du spotting si on attend trop pour avoir nos menstruations, même si le délais avant l’apparition du spotting tend à s’allonger de plus en plus avec le temps.

Quand on utilise des paquets qu’on raboutte, mon truc à moi, c’est de provoquer un saignement de retrait (c’est à dire : on ne prend pas de pilule pendant quelques jours : on a nos menstruations, et ca règle le problème). Et c’est ce que les études montrent. Poursuivre les pilules en espérant que ca va passer fonctionne vraiment moins bien.

Quand on a Seasonale (le truc déjà tout fait pour menstruer 4 fois par an) on est un peu fourré quand on spot… Mais honnêtement, qu’est-ce qui nous empêche de faire la même passe ?!?

Idéalement, on ne cesse de prendre la pilule que pendant 4 jours (explications plus bas). En plus, ca fait des menstruations plus courtes.

Et idéalement, on « provoque » nos menstruations de manière régulière, sans attendre le spotting (genre aux 3 ou 4 paquets). Comme ca, c’est nous qui décidons du moment des menstruations, et on fait pas de spotting pendant le voyage de noce.

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Une note sur la période sans pilule.

Alors qu’on ne prend plus de pilule d’hormone, le corps reprends rapidement son rôle et le cycle hormonal se réinstalle assez rapidement.

Si rapidement, qu’à la fin des 7 jours sans pilule/pilule de sucre, l’ovaire a fait sa job, un ovule a maturé et jusqu’à 30% des femmes peuvent ovuler !

30 %! vous vous imaginez le désastre !

C’est pourquoi on sait qu’en réalité, c’est la première pilule qui est la plus importante, et QU’IL NE FAUT JAMAIS DÉPASSER 7 JOURS SANS PILULE. Sinon, on perd toute efficacité pour le mois suivant.

C’est pourquoi les nouveaux produits sur le marché commencent à sortir seulement 4 jours de pilule de sucre. Et c’est pourquoi si vous jouez avec votre cycle, je vous recommande seulement 4 ou 5 jours sans pilule. MAIS JAMAIS PLUS QUE 7.

C’est clair ?!  Venez pas me voir en pleurant !

Et si vous suivez ma logique, si le moment le plus fatidique est le moment sans pilule pour initier l’ovulation, moins on a de moment sans pilule (donc… moins on a de menstruation) et moins on a de chance de tomber enceinte. Idéal non ?! Mais bon, ca a pas été statistiquement prouvé, probablement parce que ca ne donne qu’un faible avantage 🙂

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Les études montrent :

Une amélioration de certains des symptômes reliés aux hormones : maux de tête, fatigue, ballonnement, irritation génitale, et (qui l’aurait deviné) diminution de la fréquence des douleurs menstruelles !

Aucune étude n’a noté d’augmentation d’événement grave (ex : thrombophlébite, embolie pulmonaire, pierre au foie, etc).

Les femmes qui sont tombées enceintes sont tombées enceintes parce qu’elles prenaient leur pilule tout croche, et elles ont toutes eu des beaux bébés normaux (il n’a jamais été question, de toute manière, que la pilule soit dommageable chez le foetus).

Et celles qui voulaient arrêter pour tomber enceinte sont toutes tomber enceinte dans les 6 mois après avoir arrêté la pilule.  Elles aussi ont eu des beaux bébés 🙂

Mais je dois avouer que la plus longue étude trouvée n’a duré que 3 ans, et les études ne comportent pas beaucoup de femmes pour étudier les effets secondaires important.  Cependant, il faut savoir que nous avons tout de même beaucoup de recul avec la pilule, qui est utilisée par beaucoup de femmes, depuis les années 50, et qu’à ce moment là, les doses d’hormones étaient beaucoup plus importantes que maintenant !

Alors même si les études ne sont pas parfaites, elles sont loin d’être inquiétantes !

Il faut aussi comprendre que si ca fonctionne pour certaines, pour d’autre, la pilule ne fait pas du tout !  La pilule en continu ne sera pas nécessairement une solution ;P

Celles qui ont quitter les études l’ont fait généralement parce qu’elles étaient embêtées par le spotting (mais bon, elles lisent pas mon blog, obviously) et parce qu’elles avaient plus d’effets secondaires dues au pilules (yen qui pour qui ca donne des maux de tete, du ballonnement, etc… peut être que la pilule est juste pas fait pour elles aussi, tsé)

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Prendre la pilule en continu a plusieurs avantages :

– Si on s’habitue a prendre une pilule tous les jours, moins de chance de l’oublier
– Moins d’occasion d’oublier « la première », qui est la plus importante.  Donc possiblement plus efficace que prise au mois.
– Choix du moment des menstruations
– Moins de dépenses de tampons et autre et possiblement moins d’absentéisme pour symptômes !
– Moins de symptômes reliés aux menstruations

Mais surtout, c’est un choix de plus pour nous, les femmes ! Et cela semble assez sécuritaire, même si toutes les preuves n’ont pas encore été faites.

Alors bon, pas obligé de commencer dès demain, mais si un jour vous avez à sauter un mois, ne vous  sentez surtout pas coupable !  Et effectivement, il se pourrait que votre prochaine menstruation soit un peu plus douloureuse (expérience personnelle moi aussi). Cela tend à diminuer avec le temps !

Stop, ou encore ?

Même si je suis à régime très réduit, ne vous inquiétez pas, je ne pense pas encore quitter la blogosphère…

Oui, je suis vivante. Et je suis surtout en vacances congrès (tousse). Et c’est à la très grande hâte que je termine un travail de recherche sur la pilule contraceptive en continue, avant de m’envoyer pour…

PUNTA CANA BABY!

(Pour un congrès, je vous dis. Je vais travailler très fort !)

Ceci étant dit, vous en avez déjà entendu parler de la pilule en continu ?

Vous la prenez ?

Vous la prendriez ?

Plus de détails à mon retour !  Soyez sages d’ici là 😉

Vaccins – Part II

Sophie me demande de l’info sur le vaccin contre la grippe H1N1.

La vérité, c’est que personnellement, j’en n’ai pas beaucoup, et que j’ai pas beaucoup de temps pour te faire un joli billet à saveur scientifique, Sophie 😛

De toute manière, réalisez que nous n’avons pas beaucoup de recul sur ce nouveau vaccin, il va de soi, vu que la grippe vient tout juste de sortir ! Et les études sont encore en cours… Mais nous avons plus de pratique avec les vaccins anti-grippe des autres années, et que ce sont tous des cousins, les grippes là là.

Et oui, les effets secondaires rares, il est probable qu’on les trouve une fois qu’on se mette à vacciner la population à grande échelle. Normalement, on fait pas ca avec les médicaments, sauf que dans la situation actuelle, on a le facteur temps contre nous !  Au Canada, on a au moins l’avantage-du-désavantage d’être en retard sur tout le monde : si notre population va être vaccinée en retard (et possiblement trop tard) on aura eu l’occasion de voir ce qui se passe partout dans le monde avant ! 😀

À savoir si je vais me faire vacciner, la réponse est oui. Et je me suis toujours fait vacciner pour la grippe aussi.

Parce que j’ai toujours bien toléré mes vaccins.

Parce que je vais être probablement en contact avec des gens qui ont la grippe. Et parce que la grippe, c’est comme avoir un truck qui te passe dessus.

Parce que je vais être en contact avec des gens très malade, et que je ne veux pas leur refiler la grippe. Parce que ces gens pourraient en mourir.

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On sait pas de quoi aura l’air la vague de grippe H1N1, et on sait pas quand elle aura lieu. Il se peut que ca ait l’air de rien. Il se peut que ce soit grave. Le temps nous le dira…

Une chose est sure, c’est que les médias aiment faire du sensationnalisme… parfois un peu trop.

Et que les gens ont tendance à préférer colporter des détails juteux et aggraver le tableau à chaque fois que c’est raconté !

Alors c’est pas étonnant qu’on finisse par pu savoir où donner de la tête 😛

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Vacciné ou pas, les trucs pour éviter d’attraper la grippe : (aussi bon pour quelques autres trucs, comme le rhume, et la gastro, lol)

– Se laver les mains fréquemment (avec du savon ou solution alcoolisée), particulièrement avant de manger.
– Tousser/éternuer dans le pli du coude.
– Jeter immédiatement nos kleenex (ne pas les laisser trainer) et se laver les mains après usage !
– Laver les surfaces qu’on touche régulièrement
– Rester à la maison si vous êtes malade

À votre santé ! 😀

Marie…

C’est demain que ca commence.

Je suis l’heureuse élue qui a été choisie parmi les nouveaux résidents pour être de garde.

LA garde, LA toute première garde, celle qu’on envisage l’angoisse à 110%, les tripes en boules, avec la certitude de ne rien savoir.

Oh oui, je suis nulle.

Et ce sentiment est renforcé par le fait que j’ai passé les 2 derniers mois ou sur une plage, ou à tricoter, ou à peinturer, ou à vedger… tout, sauf à penser à la médecine.

Et c’est demain soir que je vais payer. Car j’aurai éventuellement la vie de quelqu’un entre mes main… et la certitude de ne rien savoir.

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Ceci étant dit, ne vous en faites pas… On passe tous par là.

De toute manière, je ne serai pas seule. Il y aura une autre résidente avec moi (que j’espère pouvoir déranger ad nauseam) et des patrons à appeler.

Et la plus excellente nouvelle, c’est qu’il n’y aura plus de garde de 24hrs, qui achevaient les vieux comme moi ! On va avoir des horaires de nuit à l’occasion. C’est ben plus facile à survivre !

Sauf quand on COMMENCE SA RÉSIDENCE avec une semaine de garde de nuit :S

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Ah oui, un détail de même…

Mon gros examen mental est passé (dans le sens de « j’ai + que la note de passage » – yay !) et le diplome est quelque part dans la malle. Vous et moi, on en avait déjà discuté : wannabe MD, c’était un jour pour être passé date…

Cette date est donc maintenant.

Voici donc Marie, rookie MD qui voit le jour, à la suggestion de Lucie (Gaga, mais avertie)… ce qui fait de Lucie la grande gagnante du concours « bientôt pu wannabe » !

En fait, plusieurs de vos suggestions ont été excellentes (et souvent bien marrantes) ce qui m’a permis de pas me creuser la tête cependant, notre fabuleuse gagnante s’est mérité le titre avec une suggestion qui exprimait bien mon nouveau statut de bébé docteur en médecine, et fait à la fois une belle continuité avec l’ancien nom !

Bravo à Lucie ! Elle se mérite aussi, selon ses désirs, une paire de bas tricoté de mes blanches mains… j’espère avoir une photo bientôt 🙂

Merci à vous tous d’avoir participé !

Et n’oubliez pas de mettre à jour vos blogroll ;P

Le soleil, c’est le diable

C’est pas parce que le soleil, c’est mauvais pour la peau, qu’il faut s’empêcher d’aller dans le sud pour relaxer à 100%.

C’est là que je vais être pour les 2 prochaines semaines. Et j’ai aucune idée du statut d’Internet là où j’irai… Ne vous en faites pas pour moi, donc, si vous n’avez pas de nouvelles…

cerveau en vacances

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Je vais faire un bon petit médecin de moi, et que je pars avec une réserve assez imposante de crème solaire dans l’intention de pas bronzer pentoute.

Oui, vous avez bien lu.

Après tout, lorsque la peau bronze, c’est qu’elle crie sa souffrance et ses inévitables mutations, tous de petits potentiels de cancers !! Ca a l’air qu’il faut souffrir pour être belle ?!

Mais les choses étant ce qu’elles sont, pas question que je déambule en costume de bain avec un teint de vampire. Heureusement pour nous, les compagnies pharmaceutiques ont fait des miracles ces dernières années avec les crèmes auto-bronzantes, qui donnent un teint maintenant beaucoup plus uniforme, et donnant davantage dans le « bronzé » que dans le « orangé », si vous voyez ce que je veux dire…

Bon, vous me direz qu’à 15$ le tube, alors que le soleil est gratuit, ca peut être difficile à justifier pour le porte-feuille. Mais c’est à long terme que le coût peut être plus important !

Et pour celles et ceux qui ne peuvent pas s’empêcher de s’étendre au soleil et relaxer, avec peut être un petit drink bien glacé, sur le bord de la piscine ou à la plage… Rien ne vous empêche de vous gâter !

Mais de grâce, afin de vieillir en beauté (le soleil fait des rides !) et en santé (cancer-free !) appliquez généreusement votre crème solaire préférée de 25 à 30 minutes avant la grillade, et rappliquez de temps à autres (post sport/baignade/pour le fun) et évitez si possible les rayons entre 11h et 15h, alors qu’ils sont méchants-méchants…

Pour votre info, ils ont sorti FRS 70 cet année, et FPS 100 s’ent vient, genre l’année prochaine ! Juste pour vous donner un indice que FPS 30, c’est même pu pentoute tendance… (!)

Madame, votre homme fait son difficile ? Ou vous-même, la crème vous répugne ? Les crèmes en spray font de plus en plus d’adeptes !

L’été peut maintenant arriver ! 😉