Marie 1 – Renée 0

En début de journée, j’admets une patiente à terme qui a des contractions depuis hier soir. Elle a des contractions au 7 min, elles sont douloureuses, mais depuis son dernier « TV » (toucher vaginal) qui date de la semaine dernière, il n’y a pas vraiment de modification : elle est toujours dilatée à 1cm.

Difficile de dire pour l’instant si c’est le début du travail ou si c’est du faux travail. Alors on la garde pour observation.

Deux heures plus tard, les contractions sont toujours aux 7 minutes, mais elles sont plus douloureuses. Généralement, plus ca fait mal, plus ca travaille. Mais on considère le début du travail lorsque les contractions sont aux 5 minutes… Je discute avec son infirmière.

[Wannabe Dre Marie] – Les contractions sont encore juste au 7 minutes…
[Renée, inf] – Oui mais elles sont plus douloureuses. Tcheque ben ca tantôt, elle va décoller ! On va accoucher avant 16h.

victory.jpgTantôt arrive, ma résidente-du-jour va faire son second TV… à peine 1 cm de plus après tout ce temps ! La patiente est décue 😀 Et l’infirmière aussi !! On a fini notre journée pas de bébé…

[Wannabe Dre Marie] – Comme je disais, juste aux 7 minutes, hein Renée 😀
[Renée, inf – à sa collègue] – Ben torrieux, j’me suis faite avoir !
(insérer ici la danse de la victoire de Marie)
[Wannabe Dre Marie] – Je t’ai battue avec mes 10 jours d’expérience. Mais j’pense surtout que j’ai été chanceuse ! Hihihi.

Réceptionniste 1 – Marie 0

(Wannabe Dre Marie parlant très élégamment à la réceptionniste avec une fourchette en plastique dans la bouche)

[Wannabe Dre Marie] – Tchu auraich pas vuch monch cahiéch chaune chur la tchable tchantôt ?
[Réceptionniste] – OUA ! tu as un barbel ! Cool !
[Wannabe Dre Marie – Fait son innocente] – Moi caaaaaaaa ? Noooooooon ! Pas du touuuuuuuut !

Sur quoi elle me sort la langue pour me montrer le siens 🙂

Busted.

My own personnal McDreamy

Vous vous souvenez de Sébastien ? Mon collègue de classe qui était le voisin de Normand-non-mais-quelle-coincidence ?

Il est dans mon stage de Gynéco. Mais j’étais pas sure encore… parce que bon, je l’avais vu rien qu’une fois le mec. Et qu’il s’est fait coupé les cheveux récemment et tout. C’est vraiment swell mesdames (et bon, enfin, messieurs aussi, si le coeur vous en dit).

Je discutais avec lui récemment (où j’ai confirmé que c’était bien lui, et Normand lui a dit « J’ai une de tes collègues qui te connait qui vient à mon hopital !!! ») et il s’intéresse beaucoup… à la neuro !

Gars cute + Neuro = McDreamy… C’est sur !

Mais bon. Partez pas de rumeurs là. 😛

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La petite séduction – Live from l’hospit

Le mec de l’entretien me cruise.  Il dit qu’il faut essayer de me séduire pour me garder dans la région.  C’est peut être comme ca que les gens de Shawi sont arrivés à recruter autant de médecins ces dernières années…  Et puis, faut l’avouer, nice pick-up line ! 😀

Le boss du mec de l’entretien s’y met aussi.  Il vient de me raconter une joke :

La gamme des cireurs de planchers ?

SI-FA-SI-LA-SI-RÉ

Pick up line

L’été il y a 1 an, en stage à Inukjuak. Cafétéria de l’hôpital de Puvirnituq lors de mon bref passage pour un medevac. Je suis assise à une table avec d’autres gens que je viens à peine de rencontrer : une équipe qui « descend » après leur stretch à Salluit. Une fille se plaint qu’une autre l’ait laissé tu-seule avec un beau jeune homme dans l’avion après les avoir présentés rapidement, dans un but évident qu’ils fassent plus ample connaissance, l’entremetteuse ayant été subtile comme un 2X4.

[Fille] – Mais j’suis gênée sans bon sens avec des trucs de même, voyons donc !
[L’entremetteuse] – Avoue qu’il était pas mal cute…
[Fille] – C’est justement encore BEN PIIIIIRE !!!

Évidemment, je saute sur l’occasion pour faire partager ma sagesse sur le sujet (et/ou faire rire de moi)

[Marie] – Je peux honnêtement dire que je suis gênée à mort quand il s’agit de garçon, mais si je peux me permettre un conseil, y’a quand même un moyen de se sortir d’une situation semblable. Tout réside dans le pseudo-anonymat !

gum.jpgJe leur explique alors que l’été d’avant, travaillant loin de chez moi pour la saison et avec un paquet de monde qui niaisait pas mal, je m’étais rendue compte qu’éloignée de mon environnement normal, et dans un « crowd temporaire », j’avais pas mal moins de stress a faire quelques conneries que je ne me serais jamais permis d’habitude ! Tout à coup, je prenais de l’assurance…

C’est comme ca que j’ai eu l’occasion de sortir mon meilleur pick up line à ce jour au gars le plus cute de la place…

[Marie] – J’étais au kiosque d’information, là où le mec travaillait, et je me prends une gomme. Il m’en demande une, j’en ai pas d’autre, alors évidemment, je lance avec un grand sourire : «C’était ma dernière. Si t’en veux une, faudra que tu viennes la chercher.» Sur quoi je quitte pour m’en aller à mon bureau.
[Fille] – !
[Marie] – Deux minutes plus tard, il raplique dans mon bureau et m’annonce qu’il vient chercher ma gomme. Ce qu’il fait.
[Fille] – No way !!!
[Marie] – Yes way. Et il aura quand même eu la classe de m’en apporter une autre le lendemain pour la remplacer. Même méthode de livraison *tousse*.
[Fille] – iiiiiiihihihi ! Voyon donc, je serais incapable de faire un truc pareil !!!
[Marie] – Tout est dans l’attitude. Et d’être sortie de notre cadre habituel nous permet de faire ce genre de truc « pas possible », c’est tout ce que je dis…
[Fille] – Hihihihihi !!!!!

Enfin. Tant mieux si je l’ai fait rire avec mon histoire. Même si j’ai appris (avec un peu de retard !!!) que je parlais à un médecin… qui enseignait aux APP à l’Université de Montréal. Tout à coup, c’était à mon tour de rire…

[Marie] – Hahahaha, faque je pourrais t’avoir comme tuteur la session prochaine ?!?! Hahahahaha

C’est avec des histoires de même qu’on part des rumeurs et qu’on se fait des réputations…

Projets futurs

L’expression « jouer au docteur » est assez out of date.

Mais j’avoue que comme Lars Ulrich (le batteur de Metallica) qui a ramassé sa femme actuelle (qui est médecin !) avec « I’m an incredibly rich rock star, can I buy you a drink », j’me dis qu’il faudrait que j’essaie un jour « I’m an incredibly rich doctor, can I buy you a drink » (et peut être marier un rock star ?!)

Malheureusement, ca voudrait dire que je serais encore foutuement célibataire à la fin de mes études (qui sont loin d’être finies) ce qui serais plutôt poche (sti). Alors je devrais me contenter de « je suis une étudiante en médecine incroyablement endettée, est-ce que tu m’achèterais un verre ? » 😀

Bienvenue aux gros épais (avec assouplisseur)

Ya un patient qui déambule dans l’hôpital depuis le début du stage et qui m’énerve juste à exister. Personne de nous l’a comme patient, alors on sait même pas pourquoi il est là.

C’est le genre de gars qui est gentil avec tout le monde, mais c’est comme pas naturel : c’est too much. Et quand il fait quelque chose qu’il n’a pas le droit de faire, il est trop rapide sur l’excuse à profusion («Pardon Madame, je savais pas que j’avais pas le droit. Je m’excuse, vraiment. Je savais pas. Je le referai pus, promis. Pardon Madame.». J’vous le dis, il est too much. Et il m’énerve.

Évidemment, ca a pas pris 2 semaines qu’il essayait d’être mon ami. J’avais une discussion avec une de mes collègues, alors que nous étions toutes 2 arrivées trop tôt pour notre cours, je lui mentionnais que j’allais rester à la cafétéria pour faire un peu de lecture plutôt que de me rendre tout de suite en classe. Alors que je passe à côté du gars, il m’arrête :

[Le Gars] – Pardon Mademoiselle, je peux vous dire quelque chose ?
[Marie] – Ouiiiiiiiiiiiii ?…
(je suis sérieusement inquiète de ce que celui-là va me sortir…)
[Le Gars] – Je pense que vous faite le bon choix de faire des lectures, c’est très important.
[Marie] – Mais bien suuuuuuuur

Pourquoi c’est toujours sur moi que ca tombe ? C’est écrit « Bienvenue aux gros épais » dans mon front ? (je crois plutôt que je suis incapable de retourner efficacement qqn d’bord !)

Ainsi, il me fait des interventions du genre à chaque fois qu’il me voit. J’ai eu droit à « Je crois que vous allez réussir vos études en médecine, parce que vous lisez beaucoup » à un autre moment donné, et autres trucs du genre. Il doit être ben déçu de voir que ses pick up lines sont sans effet sur moi… Je suis vraiment une sans coeur.

Ce matin, alors que j’étais avec 3 autres de mes collègues, il nous salue, et tout le monde lui répond (ce serait quand même fort impolie de ne pas répondre…). Il revient à la charge :

[Le Gars] – Mademoiselle, Mademoiselle, c’est à vous que je parlais.
[Marie] – Laquelle ? C’est parce qu’on est 2 filles… (tentative de me sauver)
[Le Gars] – Ben vous, c’est à vous que j’ai déjà parlé.
[Marie] – Ah, ben oui hein. Bonne journée là. (Sti)

Évidemment, mes collègues en profitent pour se foutre de ma gueule.

[Mademoiselle 2] – Ouiiiin, j’vois qu’il te lâche pas… (gros sourire)
[Marie] – Que je te voye insinuer quoi que ce soit. La prochaine fois qu’il me salue, je te le présente : «Voici ma collègue C…L… Pis elle te trouve pas mal cute»
[Mademoiselle 2] – Eurk ! tu f’rais pas ca !!!
[Marie] – Hihihi, ca serait tellement chien…

Apologies accepted

J’assistais à une entrevue faite par un médecin, d’un gars qui venais de faire une tentative de suicide. Le patient (avec un lourd passé psy) était à raconter qu’il mangeait vraiment pas beaucoup parce qu’il était vraiment très très important pour lui de ne pas prendre de poids, parce que ça ne serait vraiment pas beau du tout. Ce sur quoi il me regarde moi :

[Le mec] – Ben tsé, j’m’excuse, mais c’est ce que je pense.

Merci pour la considération…

Chambly on the beach

Ma soeur et le beauf’ se sont fait construire à Chambly. Quelque chose de vraiment, vraiment mignon. C’est là qu’ils ont déménagés cet été, et c’est là que j’ai passé quelques jours de vacances pour aider à peinturer.

Il était évidemment de mise, pendant mon « séjour en campagne », que je fasse quelques commentaires désobligeants sur le 450, par principe là… C’était avec peu de conviction pourtant, dieu sait à quel point j’ai hâte de finir mes études pour quitter mon appart en ville !! lol

Après une journée de dur labeur, il est tard, on est pas mal fatigués. Et échevelés. Et habillés tout croche, taches de peinture inclues. Et c’est sur qu’on pue.

mullet.jpgOn s’en va prendre notre souper tard chez Tim Horton. Dans le stationnement, on croise une belle famille dans leur jeep jacké (pour faire du pit de sable ?) le monsieur avec une méga moustache de la mort et ses kids avec des coupes Longueuils. Ca pouvait pas être plus beau comme tableau. Même ma soeur et le beauf’ peuvent pas faire autrement qu’approuver : Chambly, c’est la claaasse !!!

Tout juste avant de partir, je me représente au comptoir dans l’espoir d’avoir un verre d’eau. L’employée n’est pas là et je dois attendre à côté de Champion un autre client, qui porte ses lunettes soleil malgré l’heure tardive…

[Champion – avec son meilleur sourire] – Toi tu viens pas d’ici. Des grandes filles, y’en a pas a Chambly.
Heu, sérieux, c’est ton Pick up line ca ? Avec moi qui a l’air de CA ?!
[Marie] – Heu, non, c’est la première fois que je viens ici. Je connais pas Chambly.
[Champion] – Ah ok, tu reviens de Granby !?
Comment ?!?!  Et c’est moi ou si t’as même un tit-air de gars avec les facultés affaiblies ?
[Marie] – Mouais, c’est ca.  Et je pense surtout pas revenir à Chambly d’ici peu.

Pendant tout ce temps, ya ma soeur qui m’a rejoint, qui est à 2 pieds, qui voit et entend tout ce qui se passe, et qui me sauve absolument pas de ma situation pathétique. Faque tant pis si je viens de te renier tite soeur, mais je vais pas faire croire à Champion qu’il a une chance de me revoir un jour… AU SECOURS !

[Champion – toujours avec ses lunettes] – Faque tu viens boire du café ?
Pitiéééééééé !!!
[Marie] – Haha, non, moi du café à cette heure-ci, c’est trop tard. Je voulais un verre d’eau.
[Champion] – Moi sans café, je pourrais pas tenir cette conversation.
Kess que ce serait, hein…  J’ai bien beau supplier ma soeur des yeux, la fatigue l’empêche de réagir à ma situation de crise… Je vais bien avoir à me sortir subtilement moi-même de mon pétrin.
[Marie] – Eh ben. C’est pas rien, mais on m’attends. Bonne chance hein !

La classe, Chambly, je vous dis…  Ou c’est moi qui est snob là, c’est pas toujours évident.

Marie a un je-ne-sais-quoi

Mes patients « à l’interne » commencent à me reconnaitre. Ca a des avantages et des désavantages.

Ma première rencontre de la journée était un suivi avec un patient connu. Alors que celui-ci quitte, c’est le serrage de main habituel :
crazylove.gif[Patient] – Merci docteur. Merci nurse. (arrive à moi) Ah ! Vous, je vous embrasserais ! Mais j’ai pas le droit !!
[Marie] – Que je te voiye me frencher, maudit vieux schnock, pis j’vais l’dire à ta femme lors de la prochaine réunion de famille, tu vas voière !

Bon, c’est pas vrai que j’ai dit ca. Mais j’aurais pu, vu que le patient avait oublié ses appareils auditifs et qu’il est pas mal sourd. So j’aurais bien pu l’insulter qu’il aurait rien compris anyway 😀

Je vous raconte ca parce que c’est le genre de truc assez classique qui nous arrive d’entendre avec les gens agés qui « désinhibent ». Disons que je vais prendre ca comme un compliment *tousse*. Heureusement que dans son cas, il garde un assez bon jugement pour ne pas passer à l’acte !!!

Et puis heureusement aussi qu’il était pas en train de me regarder le cleavage pendant qu’il disait ca le p’tit maudit, parce que je me serais quand même arrangée pour me faire comprendre.

Y’en a qui savent parler aux femmes
C’est après diner, alors que je suis un peu pressée, que je croise un autre de mes patients dans le corridor. On se salue courtoisement, mais je n’arrive semble-t-il pas à avoir l’air assez pressée à son gout, car il m’arrête :
[Patient] – Pardon Docteure, j’ai une question pour vous. Vous avez terminé vos études ? Vous êtes psychiatre ?
[Marie] – Ah mais non. Je suis encore étudiante en médecine, je suis externe. Ca veut dire que j’ai pas encore décidé quel genre de docteur je veux être.
[Patient] Ah bon. Et votre grand coeur, vous l’avez pris où ?
Hoooooooooonnnnnnnn ! Si c’est tu pas cuuuuuuuuuuuuuuuute !
[Marie] – Hum. Ca doit probablement me venir de mes parents ca Monsieur.

Faque je me sentais cheap de profiter de l’occasion pour me sauver drette là 😀

Je savais pas ce que j’avais aujourd’hui, mais j’avais un effet boeuf sur les hommes de plus de 80 ans. Sti. En tk, juste pour être sure, c’est la dernière fois que je retarde d’un jour de trop mon lavage de cheveux. (Par pure paresse. La paresse est un péché. Ca explique bien des choses…)

*soupir* Est-ce que c’est hypothétiquement trop demandé que d’espérer peut être avoir l’ombre d’un prétendant à peine juste un peu plus intéressant qu’un vieux psychiatrisé ? Je dis ca juss de même.

Une erreur de genre

Non seulement je n’ai pas peur des travaux manuels, mais en plus, j’adoooore ca. Si en prime, je peux avoir les mains vraiment sales (et m’en mettre par hasard dans le visage), ca sera la preuve que j’aurai travaillé très fort. (On peut déjà prévoir que mon patron de chirurgie ne me trouvera pas très professionnelle !! hahaha)

Quand ma soeur m’a proposé de changer avec elle la transmission de ses wipers, c’est avec une très grande joie que j’ai accepté mon baptême de mécanique de char. C’était la première fois que j’avais l’occasion d’ouvrir le capot d’une automobile pour faire autre chose que rajouter du lave-vitre et vérifier l’huile… Elle aussi d’ailleurs.

On s’installe donc confortablement dans la rue en avant de chez moi, capot au soleil, pour l’intervention.

img_4266.jpg

Que 6 vis sur 6 aient été rouillées et figées n’a pas refroidit notre enthousiasme. J’ai fini par les faire sauter une à une (tchequez-moi les biceps ! lol) et il ne m’a fallut qu’une minute pour remonter chez moi, récupérer mon porte-monnaie, afin d’aller faire une petite visite à la quincaillerie, question de remplacer les vis par des neuves.

Alors qu’on était dans la voiture, direction quincaillerie, ma petite soeur me raconte que, pendant ma brève absence, elle a surprit la conversation suivante entre un père et son jeune fils :

[Ti-cul] – Oh papa, regarde, le monsieur répare son auto !
[Papa] – C’est pas un monsieur, c’est une madame. Tu sais, les madames aussi peuvent faire de la mécanique.

Ce qui me fait réaliser tout à coup combien on respire peu la féminité en ce moment. Et c’est connu, c’est souvent dans ce temps-là qu’on croise une vieille connaissance, ou l’homme de sa vie…

[Marie] – Voici le plan : si à la quincaillerie, le gars des vis est cute, tu t’assures de mentionner dans la conversation qu’on est des soeurs.
[Soeurette] – Pourquoi, t’as peur qu’on passe pour un couple de lesbienne ?
[Marie] – Tu peux ben être casée pour penser de même. Moi je suis célibataire, je mets toutes les chances de mon bord, c’est tout. Quand j’aurai un mec, on sortira main-sale dans la main-sale s’acheter des vis pour ton char si tu veux. Pour l’instant, j’voudrais juste pas qu’il pense que je suis en couple. Parce quant à passer pour une lesbienne, au contraire, ca a toujours fasciné les mecs anyway…
[Soeurette] – hehehe